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Port de Gennevilliers

Le Port de Gennevilliers

Premier port d'Île-de-France, situé à 5 km de Paris et de la Défense, Gennevilliers bénéficie d'une desserte exceptionnelle : voie fluviale et fluvio-maritime à grand gabarit, ligne fluviale de conteneurs avec le Havre et Rouen, routes, autoroutes, fer, et oléoduc font de ce port la première plate-forme multimodale de la région.

Le port fluvial de Gennevilliers, centre nerveux de la logistique francilienne

La logistique de l'Ile-de-France s'appuie sur un important réseau de routes et de canaux, d'entrepôts et de gares. Le port de Gennevilliers, en tant que premier port fluvial français, en est le c½ur battant.

A cinq kilomètres au Nord-ouest de Paris, le port fluvial de Gennevilliers redistribue chaque année plus de 20 millions de tonnes de marchandises. Directement relié par la Seine au port maritime du Havre, ce "hub d'éclatement", premier port fluvial français, alimente le Bassin parisien en matériaux de construction, hydrocarbures, et produits agroalimentaires.

Il est également connu pour être la première place mondiale des ports touristiques (transport de passagers, activités d'animation). C'est environ 7 millions de touriste qui passe de la terre à l'eau.

Avec 400 hectares et plus de 20 millions de tonnes de trafic tous modes (fleuve, fer, route, oléoduc), le port de Gennevilliers (92) est la plus importante plate-forme multimodale d'Ile-de-France en superficie comme en activité. Il alimente 13 % de l'approvisionnement en marchandises de la région.

- Plus de 270 entreprises, de secteurs très divers, dans une zone industrielle de 220 ha, l'ont déjà choisi pour son dynamisme, ses services, son exceptionnelle desserte et sa proximité de Paris.

- 51 ha représentent les plans d'eau avec deux chenaux et six darses de 660 à 800 m de long ;

- 272 ha consacrés aux activités portuaires et aux services divers (sécurité, douanes, pompiers, manutention, transport, implantation d'entreprises, etc. représentant une surface de 510 000 m2 de bâtiments, 78 ha d'espaces publics aménagés. 8 000 personnes travaillent ici. Sur les quais, des hommes casqués, habillés de bleu et d'orange, chargent les wagons de frets stationnés sur le débarcadère. Aux commandes de leurs "reachstackers" (véhicule de manutention lourde) ils empilent les "boîtes".

Trafic du port :

- Marchandises semi-finies non périssables
- Matériaux lourds à faible valeur ajoutée : sables, graviers et ciments (premier port cimentier d'Europe)
- Matériaux de construction finis (charpentes métallique)
- Emballages (papiers, palettes)
- Composés chimiques dangereux (le trafic fluvial étant nettement plus sûr, moins cher, et moins polluant pour les gros volumes que les transports routiers et même parfois ferroviaires régulièrement saturés en Île-de-France et inadaptés à de tels transports).

Des entreprises de recyclage sont également présente et occupent une trentaine d'hectares.

Le port est adapté au transport par péniches fluviales, mais accepte de plus en plus de barges porte-conteneurs pour le trafic de marchandises mentionner plus haut. Des adaptations des équipements sont en cours pour accepter le transport fluvial frigorifique (produits de la pêche, et des industries de la transformation de la viande, fruits et légumes) en coopération avec le marché national de Rungis encore trop dépendant du trafic routier.

Sans le trafic fluvial lié à son existence, il faudrait doubler plusieurs autoroutes en Ile-de-France. Il assure en effet 13 % de l'approvisionnement régional en marchandises.

Deuxième fleuve navigué d'Europe, aménagé à grand gabarit, la Seine (avec ses affluents) accueille sur ses berges les trois principaux ports du Port autonome de Paris, tous raccordés au réseau ferré et au réseau routier : Gennevilliers, Bonneuil-sur-Marne et Limay.

Histoire

L'idée de construire un port en aval de la Seine après Paris ne date pas d'hier. En 1863 déjà, Aristide Dumont et Louis Richard envisageait de réaliser un port sur la totalité de la boucle de la presqu'île de Gennevilliers, c'est à dire la commune actuelle de Villeneuve-la-Garenne. Mais ce n'est qu'en 1920 que fut adopté le projet final, porté par deux ingénieurs Fulgence Bienvenüe et Louis Suquet, et en 1925 que furent lancées les premières expropriations. Le lieu avait plusieurs avantages sur ses concurrents, des terres agricoles beaucoup moins peuplées, un réseaux ferré déjà bien abouti et une meilleurs navigabilité de ce côté de la Seine (plus profonde et des ponts plus hauts).

Gennevilliers fut très longtemps une terre agricole, le quartier des Grésillons était jusqu'au tournant du 20e siècle le premier producteur de poireaux d'Europe... le fameux « poireau de Gennevilliers » ! Mais Gennevilliers connu aussi entre 1870 et 1939 une forte industrialisation grâce d'abord à un coût de l'hectare le plus bas d'Île-de-France, un sol riche en granulat nécessaire au béton, un réseau ferré en pointe et surtout l'ingéniosité des entrepreneurs qui s'y installèrent. Aujourd'hui, Gennevilliers et son port continuent d'être un centre d'attractivité pour l'innovation et l'entrepreneuriat.

« Historiquement, ce port a été conçu par Fulgence Bienvenüe, qui a également construit le port de Bonneuil-sur-Marne. Ses deux premières darses existaient avant la 2e guerre mondiale mais le reste a été livré après-guerre.  » « Aujourd'hui, il s'étend sur 400 ha, soit un tiers de la superficie de la ville de Gennevilliers. Ses six darses offrent 12 km de quai et le port compte également 20 km de voies ferroviaires qui permettent de desservir la plupart des parcelles. Il est connecté à l'A15 et à l'A86 et se situe à proximité de l'A1 et de l'A14, ainsi que de l'oléoduc Le Havre-Paris, qui achemine le pétrole vers Paris. » « Concernant la voie d'eau, c'est le port le plus amont de la Seine accessible aux barges de 5 000 tonnes (soit environ 250 camions) alors que Paris ne peut être traversé que par des navires de moindre tonnage, de 2 000 à 3 000 tonnes. Nous sommes également accessibles en fluvio-maritime, avec des petits caboteurs de mer, jusqu'à 2 500 tonnes. »

Jean Plateau, directeur du port de Gennevilliers, cité par le Journal du Grand Paris

La construction des deux premières darses débuta en effet en 1928, elles furent terminées dés 1931. Mais la percée en Seine prit trop de temps et ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que les deux premiers bassins ne seront utilisés. En effet, l'occupant, ne voyant pas ce nouveau port fluvial français comme un investissement rentable à court terme, réquisitionna une grande part des ressources et de la main d'½uvre.

À la Libération, on s'empresse de mettre en service les deux premières darses et d'en construire une troisième. C'est le début du grand port industriel de Gennevilliers tel que ses inventeurs l'avaient imaginé. Plus de 80 ans se sont écoulés depuis les premiers projets et sa mission est d'autant plus cruciale qu'il faut maintenant tout reconstruire en France. Déjà les industriels s'installent, des lignes de chemin de fer relient maintenant la Seine parisienne au nord métallurgique de la France. On y voit passer de l'essence, du charbon (et le gaz de ville produit sur place), du ciment mais très vite aussi des céréales, le plus grand silo à grain d'Europe (plus de 2000T) y est construit et on parlera bientôt du "blé de Gennevilliers".

Fort de son succès, le Port s'agrandit année après année et se dote progressivement de six bassins (mise en service de la darse n°4 en 1963) pour devenir le premier port fluvial de France et le second d'Europe.
En 1970, le trafic s'élève à 9 000 000 de tonnes. Les principales marchandises transportées sont les hydrocarbures, c'est LE port pétrolier des années 70, mais aussi les matériaux de construction, les produits industriels et agricoles, les charbons, les véhicules,…

Le port est aussi un chantier de récupération de ferrailles et au tournant des années 2000, il prend tout naturellement une direction écologique en accueillant les premiers grands groupes de recyclage.

Aujourd'hui le port de Gennevilliers est une plateforme multimodale faisant le lien entre les voies fluviales, maritimes (le Havre est à 177km par la Seine) et terrestre (oléoduc, autoroutes et voies ferrées). Il assure ainsi un transit annuel de marchandises de 20 millions de tonnes tous modes confondus, dont 3,4 millions de tonnes de trafic fluvial.

 
 
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